La durabilité de l’environnement

Une production de pommes de terre durable sur le plan de l’environnement

L’Île-du-Prince-Édouard est connue depuis plusieurs années comme le « Jardin du Golfe » dont la pomme de terre est la récolte la plus abondante. La production de pommes de terre est celle qui contribue le plus à l’économie de l’Île, puisqu’elle a des répercussions économiques de plus d’un milliard de dollars chaque année. Les producteurs de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard se sont engagés en même temps à être de bons intendants de notre « jardin ». L’Île-du-Prince-Édouard a le plus haut pourcentage de terres arables de toutes les provinces canadiennes, tout en étant la province la plus densément peuplée. Ce qui veut dire que nous cultivons vraiment « dans notre cour arrière » et que, ce faisant, nous nous sommes engagés à assurer que nos pratiques agricoles soient durables à la fois sur le plan de l’environnement et sur celui de l’économie.

La planification environnementale à la ferme

L’Île-du-Prince-Édouard détient le plus haut taux canadien d’adoption de plans améliorés de fermes agroenvironnementales qui aient été complétés, et qui ont été mis en place avec la collaboration de la PEI Federation of Agriculture et du PEI Department of Agriculture & Forestry. Cette planification aide les cultivateurs à mettre au point un plan pratique d’exploitation de leur ferme, d’une manière qui soit durable sur le plan de l’environnement, acceptable pour la collectivité et rentable. Ce processus exige d’identifier, d’évaluer et de prévoir tous les risques environnementaux que l’on retrouve sur la ferme et toutes les occasions qu’y offre l’environnement. Ceci exige d’entreposer les pesticides et les combustibles de manière appropriée et de procéder à une gestion de l’eau et des nutriments ainsi qu’à un contrôle de l’érosion.

Protéger les voies d’eau de l’Île

Toutes les fermes de l’Île-du-Prince-Édouard respectent les règlements clairement définis édictés par le gouvernement provincial et qui limitent l’activité agricole ou industrielle près des voies d’eau. Des zones riveraines minimales sont délimitées le long de tous les ruisseaux et rivières de l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que près des terres humides et des lignes de rivage désignées. Ces règlements sont conçus dans le but de prévenir certaines pratiques liées à l’agriculture, comme l’emploi de pesticides ou d’engrais, en plus d’éviter que la couche de sol arable ne quitte le champ durant les périodes de pluie. Les producteurs de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard se sont engagés à conserver sains et libres de tout polluant les cours d’eau qui fournissent de l’eau potable à plusieurs Prince-Édouardiens, en plus de servir d’habitat à de nombreuses espèces aquatiques. Plusieurs agriculteurs dont la terre est particulièrement sujette à l’érosion du sol mettent en place des techniques additionnelles de conservation du sol, notamment la culture en bande alternante, des voies d’eau gazonnées, la plantation de culture-abris et autres.

Travailler ensemble

Les producteurs de pommes de terre de l’Île s’appuient sur les ressources de divers partenaires pour exploiter des fermes durables. L’industrie travaille de concert avec le ministère de l’Agriculture et des forêts de l’Île-du-Prince-Édouard dans le but d’éduquer les producteurs sur les meilleures pratiques de gestion, y compris la lutte intégrée contre les organismes nuisibles, l’amélioration de la fertilité des sols, l’élimination de l’érosion des sols et l’amélioration de la santé des plantations. Ce sont tous là des sujets qui s’avèrent essentiels à l’exploitation d’une ferme rentable qui soit également durable sur le plan de l’environnement! Comme le dit Myles Rose, un producteur de pommes de terre de North Lake (Î.-P.-É.) : «Trois possibilités s’offrent aux producteurs quand il s’agit de travailler la terre : la miner, la conserver ou améliorer la fertilité de ses sols. Nous espérons à tout le moins conserver nos ressources naturelles et, il faut le souhaiter, les faire croître pour le bénéfice des générations à venir ».